17 avril 2009
Tagada gada.
He’s a scourge to those he loves.
Post ironique.
Post punk.
Raw rock and primitive electro.
Supersonic sloth.
Quelle impression étrange… Mon ventre se consumme d’une douleur caféinée qui grimpe jusqu’à ma gorge comme une lame d’acier. Je peux comme voir la lueur hypnotique et douce du métal tranchant. Dans l’obscurité, ma bague à la chaîne autour de son cou mais c’est son visage qui étincelle. J’y songe dans un sursaut de joie, penchée sur ma petite table grise. Encombrée de friandises : bonbons et grosse part du gâteau au chocolat rescapée du goûter qu’il m’a préparé hier, tout moelleux et que nous nappions de crème anglaise. L’examinatrice se penche sur ma table. Je frissonne. Devant moi une élève a assorti ses barrettes aux branches roses de ses lunettes et bretelles apparentes de son soutien-gorge. J’avais mis un petit col roulé fin en cachemire bleu nuit et un foulard pour qu’il ne raffole pas de mon cou. Peine perdue, heureusement. Un verre au soleil. Une furieuse envie de nos macarons Ladurée. On évalue la possibilité de partir à Paris dans l’instant. Claire impossibilité à ce que je sois rentrée pour l’épreuve du lendemain (à l’heure qu’il est je juge moins irrationnelle notre envie que la folie monstrueuse à rester ici, tu sais.). J’ai oublié mon foulard sur son lit. On a croisé des amies à moi au retour. On s’est réfugié chez lui. Encore un thé, une cigarette sous le poirier en fleurs, ses lèvres sur mon cou. Il a cuisiné, c’était divin : des gambas dans une onctueuse sauce un peu soja (ce garçon fabuleux aime le soja, c’est un fait.). Au mur il y a des formules. En plat, des tagliatelles au saumon, crème parfumée à la ciboulette. Il met un disque, magnifique voix de castrat qui s’élève. On monte, de son lit le son atténué berce la scène d’un charme envoûtant. Nous sommes des temps nouveaux qui jaillissent du divin, nous avons un destin, le hasard n’est pas encore un salopard, il erre à notre gloire. Seul signe du temps qui défile, ce vernis rouge qui s’écaille peu à peu sur mes ongles. Le feu qui ceint nos fronts resplendit comme la céleste débauche.
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