<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Une vie d&apos;&#xe9;bauches</title><link>http://croquetoiles.canalblog.com/</link><description>Histoire de voir o&#xf9; contes de vies ravag&#xe9;es et drame d&apos;amours ravageurs peuvent mener.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 22 Dec 2009 10:03:06 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Alexandre.</title><dc:creator>croquetoiles</dc:creator><link>http://croquetoiles.canalblog.com/archives/2009/12/17/16178995.html</link><comments>http://croquetoiles.canalblog.com/archives/2009/12/17/16178995.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croquetoiles.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16178995/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croquetoiles.canalblog.com/archives/2009/12/17/16178995.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/03/203295/47567306.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;337&quot; alt=&quot;590d139967cc72d182bc0827e5f0386ed3d5a33e_m&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/03/203295/47567306_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; color=&quot;#ffff99&quot; size=&quot;3&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; color=&quot;#ffff99&quot; size=&quot;3&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; color=&quot;#ffff99&quot; size=&quot;3&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;L’eau tr&#xe8;s chaude qui annihile les vertus sopitives de la mousse. Baignoire javellis&#xe9;e, r&#xe9;cur&#xe9;e, immacul&#xe9;e. Le parfum discret du masque capillaire achet&#xe9; trop cher &#xe0; Paris, avec l’aim&#xe9;, du temps ou l’&#xe9;piant dans le miroir, je le voyais en chiper plus qu’une noisette comme pr&#xe9;conis&#xe9;. Assis dans la baignoire, il riait de mon duo dansant avec le s&#xe8;che-cheveu. Derri&#xe8;re la porte, son oncle nous lan&#xe7;ait : &#xab; les enfants, on va &#xea;tre en retard &#xe0; Beaubourg ! &#xbb;. On retrouvait la tante et l’oncle de l’aim&#xe9; enlac&#xe9;s sur le canap&#xe9;, se d&#xe9;lectant d’une rhapsodie en effeuillant un ouvrage consacr&#xe9; &#xe0; Hokusai. On d&#xe9;jeunait sur les tables en bois brut du Pain quotidien, de plats v&#xe9;g&#xe9;tariens ou d’un brunch gargantuesque.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Il y eut aussi les douches fra&#xee;ches de l’&#xe9;t&#xe9; &#xe0; Marseille, dans le cabanon toujours inond&#xe9; : &#xab; Al’, passe-moi le produit steupl&#xe9; ! &#xbb;. Et quand son fr&#xe8;re tambourinait &#xe0; la porte, &#xe0; Dinard : &#xab; Eh, c’est pas bient&#xf4;t fini ? &#xbb;. Le p&#xe8;re lan&#xe7;ait, depuis le canap&#xe9; o&#xf9; affal&#xe9; il regardait les championnats de golf : &#xab; Laisse-les tranquille, veux-tu !? &#xbb;. Quand je sortais, il disait : &#xab; Ayla, qu’est-ce qui sent bon comme &#xe7;a ? &#xbb;. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;J’ai demand&#xe9; pardon &#xe0; l’aim&#xe9;. Sans savoir si je lui demandais pardon de le quitter ou pardon pour l’avoir tromp&#xe9;. Pardon pour t’avoir tromp&#xe9; de peur que tu me trahisses, pardon que c’ait &#xe9;t&#xe9; avec le meilleur ami de celui que j’avais quitt&#xe9; pour toi, pardon que ce ne soit pas une rencontre sans lendemain. Pardon de te quitter comme je fuis toujours ceux qui m’ont fait souffrir, dans un &#xe9;lan de fiert&#xe9; qui d&#xe9;passe mon amour de la douleur. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Il me reste cette image saisissante : sur le zodiac, on est remont&#xe9; p&#xe9;niblement apr&#xe8;s une longue plong&#xe9;e par vingt m&#xe8;tres de fond, on admire les calanques et je d&#xe9;gage les cheveux coll&#xe9;s sur mes tempes en te regardant ranger les bouteilles et les palmes. Soudain, un &#xe9;clair passe dans tes yeux, de ces regards soudain espi&#xe8;gles qu’ont les enfants rus&#xe9;s. T’approchant pour m’embrasser, tu me renverses par-dessus bord. A l’eau tous les deux, glac&#xe9;s jusqu’&#xe0; la moelle, encore &#xe9;tourdis du vertige des profondeurs et l&#xe9;gers comme jamais. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;Aim&#xe9;, mon air, mes flots, ma noyade. A Chausey quand on descendait du voilier &#xe0; mar&#xe9;e montante, que tu m’aspergeais de l’eau glac&#xe9;e et que mes cris faisaient r&#xe9;agir ton p&#xe8;re effar&#xe9; : &#xab; Mais on ne peut plus cuire les crevettes sereinement ou bien !? &#xbb;. On traversait l’&#xee;le par les petits sentiers d&#xe9;sert&#xe9;s, avec les ar&#xf4;mes d’herbe fra&#xee;che, de r&#xe9;sine, de genets, pour aller se baigner de l’autre c&#xf4;t&#xe9;. Les puces de sable, la serviette humide, les cheveux secs, les yeux rougis par le sel, tes murmures assourdis par le ressac quand je t’avais rejoint en quelques brasses vigoureuses. Aim&#xe9;, nous &#xe9;tions beaux alors. Le soir, dans la cale du bateau, on d&#xe9;cortiquait le bouquet en vantant tes talents de p&#xea;cheur. De quel don as-tu &#xe9;t&#xe9; priv&#xe9; ? Je n’ai jamais su. Hier, alors que je pr&#xe9;parais un g&#xe2;teau au chocolat, je te revoyais t’inqui&#xe9;ter d’un courant d’air qui pourrait faire retomber les œufs que tu avais mont&#xe9; en neige. Je te revoyais improviser la pr&#xe9;paration d’un caramel. Je te revoyais remonter les maquereaux, chasser le homard, raconter tes p&#xea;ches miraculeuses sur les lacs espagnols ou africains. Je te revoyais laver patiemment le pont du voilier. Je te revoyais le diriger, tracer l’itin&#xe9;raire sur la carte en fonction de mesures pr&#xe9;cises, te reposer un bon livre &#xe0; la main. Je te revoyais charmer ce couple de bourgeois parisiens d&#xee;nant &#xe0; nos c&#xf4;t&#xe9;s au restaurant : ils buvaient tes paroles, s’&#xe9;merveillait de ta prestance, t’interrogeaient sans rel&#xe2;che. Je te revoyais chez le caviste, choisir cognac, rhum ou bon vin de fa&#xe7;on avis&#xe9;e. Je te revoyais si studieux, occup&#xe9; par les maths, ou blaguant en Anglais, ou analysant le discours d’untel, ou d&#xe9;crivant avec passion tes projets de cr&#xe9;ation d’entreprise. Aim&#xe9;, de ceux &#xe0; qui tout r&#xe9;ussi, qui un jour me dit : &#xab; Si j’ai ces concours &#xe0; la fin de l’ann&#xe9;e et que tu ne m’as pas quitt&#xe9;, je n’aurai eu aucun &#xe9;chec dans ma vie &#xbb;. Comme si le reste allait de soi. Comme si la suite &#xe9;tait trac&#xe9;e. Et moi qui ch&#xe9;ri parfois malgr&#xe9; moi le doute, j’en &#xe9;tais persuad&#xe9;e aussi. J’ignore ce qui s’est pass&#xe9;. Je me vois simplement ce matin verd&#xe2;tre de fin d’&#xe9;t&#xe9;, d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;e, songeant que si je n’y prenais pas garde, tu ruinerais la vie que je veux avoir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Dec 2009 13:23:22 GMT</pubDate></item></channel></rss>